Ma
brune, tu agis sur mes jours monotones
Ainsi que du haschisch dont tu as la
couleur;
Les instants de bonheur si courts que
tu me donnes
Engendrent des journées d'indicible
douleur.
Tu
provoques chez moi comme une déchirure:
Le plaisir infini de t' écouter
parler
Et te voir se mélange à l'horrible
blessure
D' être si près de toi et aussi
esseulé.
Tes
sourires adorés, ton regard qui
fascine,
Et ton corps auraient pu être ma médecine,
Mais ils sont maintenant devenus mon
poison.
Pallas,
pardonne-moi et oublie ma folie,
Ce rêve doit mourir, me dicte la
raison.
Mais je t'offre la fleur de ma mélancolie.
©
Abricotine










