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A
vous que j’aime,
Une
nuit de plus dans l’insomnie,
On devrait dire qu’elle fut blanche
Et pourtant je n’y vois
qu’obscurité
Regret de ma nonchalance à prendre
Destiné et simplement ma vie en main
Enfermé dans ma prison dont ma
solitude
Si servile m’offre ses barreaux
boucliers
Aucune de mes épées ne me serrent
Car à présent le mal n’est plus
physique
Si ce n’est qu’il prend une
nouvelle forme
A travers moi, il devient bien plus
consistent
A travers mes yeux il voit le monde
Par mes oreilles il écoute les
murmures
De mes narines il hume cette odeur de
mort
La pourriture qui envahit mon esprit
N’est pas seulement un simple cri au
secours
Elle est aussi la chimère que j’ais
fuit longtemps
Avant de comprendre que ma douleur
N’était que la fiction de mon être
torturé
Saigné de mon âme simplement
mortelle
Je ne puis même pas espérer la délivrance
Pas même grâce à la fâcheuse
faucheuse
Si souvent dépeinte de tristesse et
de larme
Dont j’ais maudit moi même
jusqu’au nom
Pour mieux l’implorer par la suite
de ma vie
Pourquoi m’aurait elle prit ma prière
en pitié
Alors que mes malédictions à son nom
en étaient
Simplement dépourvu tout autant de
que de sens
Mon sang coule a présent dans mes
veines
Avec la même difficulté que si mon cœur
Ne battait plus pour pousser plus loin
Mon essence de vie en mon plus profond
Comme je le fie de mes sentiment il y
a si longtemps
Non, je ne cris plus dans la nuit
depuis tant
Je ne soupir plus non plus sous la
pluie battante
Contre mon visage gelé non pas par le
froid du vent
Mais par celui qui règne au centre de
ce monstre
Que je vois chaque jour dans la glace
me narguant
De son reflet, se moquant de cette
vision de moi
Que je n’ais plus depuis lors ou
j’ais perdu
Ma si précieuse âme mortelle
Ma si précieuse dame immortelle
A présent seulement dans ma mémoire
Est-ce là l’essence de ma malédiction
De ne pouvoir détruire ma propre mémoire
Alors qu’autours tout le monde a
oublié
Ceci n’est pas encore un testament
Ceci n’est plus un crie d’effrois
Apeuré dans le noir, nul ne viendra
Parce que j’ais rejeté ceux qui
auraient pus
Parce que j’ais décrié ceux qui
ont sus
Parce que mes larmes ne se retiennent
plus
La rose ne fleurira plus, je le sais
depuis long
Depuis des années cette phrase
raisonne en moi
Le lys n’est plus au coté de la
rose
Il dépérit seul pour renaître seul
Renaître sous une forme hideuse
La forme même de sa propre ignominie
Sous la réalité d’une apparence légèrement
balafrée
Il se mue, et je me réveil enfin,
dans ma propre torpeur
Si grande crainte que même hurler ne
m’avancerait guère
Ceci n’est plus seulement mon
histoire
Mais celle de ma douleur également
qui aujourd’hui
Prend sa forme dans la réalité sous
les traits
De celui que je fut, moi qui autrefois
aimais
J’en apprends à haïr mon prochain
Frère, sœur, amis et maîtresses
Qui tous sont responsables autant que
moi
Tous sont coupables autant que je le
fus
De ce qu’ils ont laissé devenir de
celui
Qui aurait pus être un ange de bonté
Et qui ne peut maintenant que détester
Les yeux injecté du sang que mes
mains ont absorbées
Que mon âme dans sa plus horrible
forme s’est délectées
Regarde moi en face toi qui
aujourd’hui me juge
N’as tu pas toi même ton mot a dire
de tout ce charnier
Ne crois-tu pas qu’il est tard pour
t’innocenter de la sorte
La folie qui me frappe est a présent
mon affaire
Mais la responsabilité n’est elle
pas également tienne ?
Lèves les yeux vers moi tu verra
l’apparence d’un démon
Lèves ta tête vers moi tu ne
distinguera jamais plus mon auréole
C’en est finit de ce que tu croyais
de moi
Tu penses pouvoir me mépriser a
prisent
Et tu es bien en dessous de ce que tu
devrais ressentir
Car regarde bien au fond de mon regard
dément
Tu y verras un reflet difforme, celui
de l’être ignoble
Que tu contemples chaque matin avec
fierté
Celui dont tu peux soutenir le regard
avec arrogance
Parce que tu sais qu’il baissera les
yeux en même temps
Que tu l’auras décidé, parce que
tu penses le contrôler
Mais tu es hors de contrôle alors
comment veux maîtriser
Ce hideux que tu vois au fond de mon
âme
Que tu ne reconnais même pas parce
que tu ne te crois
Même pas ainsi, créature a la lâcheté
presque égale
A la mienne, au courage qui n’a que
le nom
Sans la moindre volonté supérieure a
la mienne si piètre
Même une prière a présent serait de
trop pour toi
Toi qui me jugeais tu crois que j’en
fais autant
Envers ta personne si délicate a présent ?
Vous avez laissé périr la beauté de
ce monde
Et si tu crois que je te juge, tu te
trompes
Car je ne suis que le porteur de la
parole d’un démon
Qui a déjà fait sa condamnation, je
suis fichu a présent
Moi porteur de l’ombre de moi même
je ne ressens
Pas même de la pitié pour qui donc
se trouvera
Face à moi ou dans mon sillage, tous
vous m’avez trahis
Tous vous m’avez condamné à dormir
dans les ténèbres
Sous la pluie qui frappe sur vos toit
Vous oublier le froid de vos paires
qui luttent
Pour ne pas en mourir pendant que vous
la contemplé
Ah ! Si cher mon cœur la
souffrance qu’apporte la pluie
Chaque goûte a purifier mon corps en
m’offrant cette maladie
Qui me ronge à chaque éternuement,
comme chacun des pas
Qui résonne dans ce corridor qui me mène
a la corrida
Où j’aurais l’insigne honneur de
mourir sous vos acclamations
Vos rires, vos perfidies, et toute
cette ignominie qui vous caractérise
Es tu toujours la, toi, mon ami ?
Es tu toujours présent en mon cœur ?
Entends tu ce cri qui n’est plus une
complainte mais un juron ?
Je sais que je ne suis pas digne d’être
aimé pour ne pas avoir eut
Le goût à aimer ma propre vie, si
bellement offerte avec tous ses
conforts
Je n’ais nullement envie de me désister
a ma propre déchéance
Dont je porterais la croix autant que
les accusation si amnésie
Devait frapper chacun de vous, mes
juges, mes jurées, mes avocats
Vous qui avez endossé ces rôles avec
aisance car ils ne vous obligeaient
En tout cas à vos propres regards,
pas a être responsable
De ma damnation et malédiction qui
porte mon être
Au fin fond des flammes éternelles ou
mon purgatoire ne durera
Que la moitié de cette infinie temps,
une demie éternité
Cela semble très long tout de même,
surtout au milieu
L’on n’en voit pas la fin, car
cette fin, n’est pas seulement la
mienne
Mais aussi la votre, car en reniant
mon existence, vous reniez
Votre être le plus infâme qui est a
part égale de vous même
Avec ce que vous adore de vos
personnes si vertueuses
Si courageuse que l’épreuve de la
douleur vous effraye
Autant que je le fut moi même face a
ce a quoi elle m’a
Conduit inexorablement cette solitude
phagocyte
Qui loin de me garder tel que je fus,
a fait de moi
Un être que vous répugniez a présent
sans regret
Mais je suis toujours la, et l’écho
de ma démence raisonne
Autant que le son du carillon annonçant
la venue
De la bête que vous craignez tant et
qui en fait n’est
Que le reflet de vos âmes que vous
avez corrompu
En même temps que la je le fit de la
mienne
Ha ! Ha ! Ha ! Qu’il
est doux de s’esclaffer de l’étrange
Doux de rire ! Ha ! Ha !
Ha ! Je n’ais pas perdu la
raison
Je suis la raison de votre existence
si pieuse !
Je suis la passion qui règne dans vos
yeux quand vous dite
Ces mots si hypocrites que vous
rattachez à l’amour
Ha ! Ha ! Ha ! Oui, je
rie de vos malheurs ! Moi votre
ami !
Celui qui hier était ange au larme
d’or ! Ha ! Ha ! Ha !
Je deviens le démon à la salive de
jais, je ne rie pas
Je jubile du sort que vous réservez
vous même
Dans votre pitoyable démence vous me
prenez pour le mat
Le joker, le fou, l’excuse, la carte
défaussée, sans valeur
Mais je suis la seizième carte, la
carte de mars et avec moi
Avec celle qui porte mon nom vient la
belle Stormbringer
La magnifique ou hideuse à la couleur
du pétrole
Je suis cette matière organique qui
par explosion
Enrage même le sage le plus pacifique
Je suis celui qui ne lève pas le
point pour sonner
L’heure de la zizanie, je suis un dément !
Je baise de mes lèvres la colère
autant que le mépris
Parce que l’amour m’a rejeté à
ma seule opportunité !
Vous ne me craignez pas, je le sais si
bien, cela est sage
Mais vous ignorez l’avertissement
qui provient
De ce que vous avez vous même conçut
avec perfection
Et cela est aussi sot que je le suis
moi même d’avoir crut
En moi même autant que j’ait cru en
vous
J’ais échoué dans ma vie et n’échouerais
pas
Au moment de vous maudire sous la lune
pleine
Des larmes que j’ais versé pour
vous que j’ais
Essayé d’aimer et peut être même
d’apprécier
Vous ne m’avez offert en échange de
mon être
Que je vous offrait sans retenue
qu’une chance
De prouver que je ne pouvais réussir
quoique ce soit
Contemplez mon échec, vous le faites
avec le sourire
Même si de fausses larme coule tel le
masque de votre
Méprit à mon égard, moi qui suis
l’étranger
Celui que l’on ne reconnaît pas !
Celui que l’on réfute
Je suis le fruit de vos vomissements
et de votre dédain
Sous vos yeux hautains, je n’ais de
place que dans
Un pardon inaccessible a vos oreilles
Mes maîtres, réjouissez vous de la fête !
Mangez ! Buvez ! Dansez !
Car ce soir l’on enterre
Cette créature indigne de vivre,
n’ayant même pas
La reconnaissance de sa propre vie !
Chantez ! Jouez !
Le bal est ouvert que la première
danse symbolise
Avec arrogance le ridicule de celui
que l’on inhume cet nuit
Riez ! Ricanez ! Jubilez !
Exultez ! La liturgie funéraire
commence !
Esclaffez ! Pouffez ! Réjouissez
vous ! L’office macabre arrive !
Et ce, selon les souhaits plus ou
moins francs de chacun !
La marche funèbre raisonne le
testament posthume
Que je rédigerais sous sa dictée
alors que vous,
Mes médiocrates de mes torpeurs
funestes, vous contenterez
D’en souligner votre héritage, me
maudissant de
N’avoir rien laissé qu’un
souvenir, parce que
Je n’aurais rien gagnez pour vous,
que je croyais
Aimer si chèrement, que mon sang
coulant,
Je pense encore a vous…
Car dans la douleur d’ou coule mon
sang
Contaminé par ma lâcheté, je
n’arrive même pas
A finir…
De vous a haïr…
Vous que j’aime, mes adieux sont
trop terribles
Pour vous les formuler de ses mots si
vifs
De l’éreintante qui s’abat sur
moi
Vous qui étiez ma raison, ma passion
Mes rêves, mes espoirs, mes gloires
Mes dieux, mes anges, mes amoures, mes
amis…
Vous n’étés en cet instant de désespoir
Plus qu’une image qui s’efface peu
a peu
Et j’essaye de l’oublier pour
partir sans regret
Mais vous étés maintenant qu’un
souvenir qui s’effacera
Que quand j’aurais sombré moi même
Et pourtant, même à la fin je vous
aime
Aussi stupide que je puisse être, et
aussi fou
Également, je n’en reste pas moins
Fidel aux amours formulé
Vous mes juges et mes bourreaux, je
vous trouve toute les excuses
Qui approuvent votre méprisant regard
qui m’enfonce
Peu a peu dans l’obscurité que
j’avais déjà choisis.
J’aimerais tant que dans ma
prochaine vie
Aussi maudit que je le sois
prochainement
Vous serez a nouveau mes amis…
Vous, que j’aime…
Héroïne Fantasy




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