Il y a... suite !

Jean-François Aillet
Plasticien sculpteur/Designer Industriel


La cour des amoureux

 

Nous n’avons qu’une vie… celle qui ne nous passionne pas forcément.
L’autre nous passons notre temps à la rêver à longueur de journée…
Rimbaud disait : « La vrai vie est ailleurs !»
Qu’à ce la tienne.
Notre problème, à nous, c’est que nous sommes ici.
Dans ce contexte, il y a …

Il y a les choses que l’on regarde, et notre capacité pour imaginer autres.
Il y a la vie que l’on éprouve, et celle qui est là pour nous éprouver.
Il y a le temps qui nous effleure le visage, et notre âge pour nous en moquer encore.

Il y a la pluie, merveilleuse, belle fantastique, superbe
Pour nous laver les yeux de l’orage.
Il y a le vent, sublime, en joueur, câlin, que l’on étreint, et qui nous entraîne.
Il y a le temps, et là-bas devant le ciel.
Ah ! J’allais oublier la veille, pour nous rappeler encore le lendemain.

Il y a …

Il y a ce qu’il ne faut pas oublier, la vie.
Bon dieu, comme c’est merveilleux.
Oh ! Bon dieu que la vie est belle.
La misère, je connais.
La guerre, j’ai ce qu’elle a fait chez moi.
Les pâquerettes des champs, des champs de marbre blanc.

Il faut imaginer…

Tu sais ce que c’est ?
Non, cela il faut oublier, Mais oublier en partie seulement…
Écoute, écoute la vie !
Tu entends ?
Elle est belle, hein !
Si elle est belle !
Superbe même.
Celle-là, il ne faut pas l’oublier.
Tu sais, moi, je n’aie envie de rien.
Je regarde, je passe, j’écoute, mais au fond de moi, je n’aie envie de rien.
Si, bien sûr, il y a ce que je veux faire.
Mais ça ce n’est rien.
C’est un jeu.

Alors je joue…

L’enjeu… ?
La mise est grande.
C’est vrai, c’est moi que je joue.
Cela, je ne sais pas l’expliquer. Mais ce n’est pas très important.
Savoir : t’aurais qu’à dire que tu sais pas.
Si on te demande, t’auras qu’à dire que tu sais pas. C’est tout..

Tu comprends.
Tu comprends la vie…

Il y a …

Il y a celle que tu vis.
Celle qui t’entraîne tous les jours.
Oh ! Oui, bien sûr, celle qui te pousse et qui te presse conte les autres.
Celle que…
Mais c’est pas ça.
Ce n’est pas de cette vie là que je veux te parler.
Je veux te parler de l’autre, de celle que tu laisses à côté.
Celle où tu voudrais.
Écoute, écoute la vie, tu l’entends ?
Non, pas celle de dehors.
Mais celle qui est en toi, et que tu portes dans ta tête.

Tu entends… ?

Écoute, regarde, ferme les yeux...
Non, fais-le quand tu seras seul (e), tes ami (e)s ne comprendront pas.
C’est l’histoire entre toi et toi et la vie, dans la vie.

Tu comprends…

Tu comprends ce qui est en train de se passer ?
Tu es là.
Non, là-bas, c’est ailleurs.
Oui, je sais, tu aimerais bien y être, y aller. Mais ce n’est pas ça.
Là-bas, tu y seras. Et Après, tu feras quoi ?
Quoi de plus que là où tu es tout de suite ?
Écoute, écoute la vie…

Tu entends ?

Elle est belle, hein !
Si, elle est belle, superbe même
Oui, je sais , il y a l’orage là-bas.
Et le tonnerre aussi.
Ce n’est pas un jeu.
Mais après… c’est lui aussi qui me fait écrire aujourd’hui
sans craindre pourtant de dire...

Jean-François AILLET


Doucamie

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