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La
Vie
n'est
pas
cette
chose
que
nous
oublions
L'ayant
égarée
naguère
sous
les
ailes
de
l'habitude.
Allons
donc
Il
ne
nous
appartiens
pas
de
percer
un
quelconque
Mystère
de
la
rose
Nous
ne
pouvons
à
la
rigueur
Que
nous
baigner
dans
la
magie
de
la
fleur
;
Filtrons
notre
Mémoire,
Entre
les
deux
syllabes
de
l'Être
Vidons
puis
remplissons
nos
poumons
Du
souffle
d'un
espoir.
Et
peut
être,
Laissons
nous
au
passé
La
fatigue
de
l'histoire.
Derrière
nous
la
mémoire
des
vagues,
Déversant
sur
le
rivage
des
années
Les
coquilles
froides
du
Néant.
Poussons
une
quête
jusqu'à
la
mer
Jetons
y
un
filet.
Extrayons
en
de
la
lumière.
Enlevons
de
la
plage
un
grain
de
sable.
Palpons
grâce
à
ce
geste,
Le
poids
frêle
de
l'existence
Alors
peut
être
oserons
nous
honorer
chaque
instant
:
Entre
l'immémoriale
genèse
de
notre
vie
Et
les
réalités
de
chaque
jour
commencent.





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