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Le
fleuve, celui que
timidement tu aimais,
à emporter tous tes
secrets.
Il est le confident le
plus discret,
Il garde tout pour lui
à jamais.
Témoins
de bien des souffrances,
il se berce au gré du
vent.
Âme d'adulte ou âme
d'enfance,
il engouffre tout sous
ses courants.
Si
son fond pouvait parler
qu'aurait-il bien à
raconter... ?
Témoins des âmes en
mal de vivre
les aidant à ne plus
poursuivre.
Il
est beau vaste et
imposant,
ce fleuve où tu reposes
maintenant.
Témoins de la mort et
de la vie,
inlassablement à la
mer, il aboutit.
Engloutit
sous les flots
triomphants,
à l'endroit où tu dors
profondément,
aujourd'hui le silence
est avec lui,
dans la noirceur de la
nuit.

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