Muse
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La
rame qui s’agite fait
crépiter l’eau
doucement
La barque entame sa
dérive au gré des
courants
Le soleil se fait chaud,
le lagon profond
La brise légère, avant
le tourbillon
Un maelström s’empare
de moi
Toutes mes pensées se
tournent vers toi
Tu passes un main
fragile dans tes longs
cheveux fous
Un vent violent travers
la plaine, mais le temps
reste doux
Au gré du courant, peu
importe ce qui se passe
Tu es là près de moi,
le reste ne compte pas
Tes étranges petites
moues sont charmantes
L’arête de ton nez
régalienne
J’aimerais que tu sois
mienne
Pour t’entraîner vers
les collines naissantes
Là où le temps semble
s’arrêter
Où tout semble enfin
figé
J’aimerais fixer cet
instant
Qu’il devienne
éternel présent
Nous sommes tous les
deux le long de cette
ligne sinueuse
La rivière, le destin,
nous suivons tous un
chemin
Je précéderai chacun
de tes désirs pour une
traversée sans
embûches
Je dresserai les rayons
du soleil pour qu’ils
éclairent sans cesse ta
robe
J’ordonnerai aux
éléments afin qu’ils
restent cléments
Devant ta beauté, même
les dieux s’inclinent
Tu irradies la forêt
toute proche
Tu te décomposes en
particules
incandescentes
Ton énergie s’élève
au-dessus des cimes
Le ciel se zèbre alors
d’un éclair
Tu tombes et l’espace
d’un instant tu doutes
Tu ouvres les yeux et tu
me vois
Le doute s’estompe, je
serai toujours près de
toi
Alors tes yeux se
mettent à briller
Tu ne seras plus jamais
seules au monde
Dans un recoin de ciel
obscur déprimant
Se cache un écrin d’amour
éblouissant
Sébastien