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Sensualité
 Alors
que tout son corps hérissait plaisamment
Sous mes doigts allégés et parfois clandestins
Et que la nuit naissante unissait nos destins,
Voilà que le désir florissait ardemment.
J’admirais
la beauté d’un buste frémissant
Que ma main façonnait et goûtait à sa guise,
Je montais à l’assaut d’un plaisir renaissant.
Subjugué par le feu qu’allumaient ses prunelles
Ces flambeaux ne cessant jamais de m’ébahir,
Je sentais d’étranges sentiments m’envahir
Attisés par sa bouche aux lèvres sensuelles.
J’observai
très longtemps ce bel être indolent
Tout vibrant de désir et brûlé de caresses,
Reposant assouvi et cuvant ses ivresses
Quand, soudain, je sombrai sur son corps somnolent.
C’est
ainsi qu’enlacés finit l’apothéose
De bonheur à la fois passagères et furtive.
Nos deux corps faisant une humaine symbiose.


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