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Il
neige dans mon cœur gelé.
Les intempéries offrent au poète glacé
La dérision d’un froid
malsain
Qui parcourt mon corps peu malin.
Il
neige dans mes douleurs quotidiennes.
Le passé rejoint mes pensées anciennes.
Les flocons dispersent mes pleurs.
Pour l’instant, le désir éloigne la torpeur.
Il
neige dans mes mots translucides.
Le givre recouvre un esprit trop lucide.
La frondaison est disparue dans sa blancheur.
Le musard disparaît vers une chaleur.
Il
neige nonchalamment dans ma vie.
L’entourage, une disgrâce de mépris.
Je m’éloigne des messalines orageuses.
Solitude dans une cadence peu harmonieuse.
Il
neige au hasard de ma vision.
Je transperce le blanc dans mes décisions.
Je grimace l’enfer glacial d’un grésil.
Le cerveau ne machine plus le facile.
Il
neige fallacieusement dans cet habitacle.
Les êtres se regardent dans un faux spectacle.
Mutisme, direction opposée, sentiments refroidis.
La hachette ne scinde plus les débris.
Il
neige magistralement masquant le destin.
Je mords de rage dans ce bon pain.
La paillasse me suffit pour cette charpente osseuse.
Des voix m’assourdissent dans une crainte hargneuse.
Il
neige loin du harmattan.
Je me berce dans l’attente d’une Maman.
Larmes appauvries dans mon hardiesse
Malgré une lenteur extrême; folle et douce paresse.
Il
neige béatement, aucune sonorité d’un ténorino.
Je divague dans une glaçure au mauvais tempo.
Fixation de ce qui m’entoure dans cette blancheur ouatée.
L’Ange n’est plus là… il
m’a tout simplement quitté!
*cocaïne :
terme figuré
André
"Épervier" Labrosse

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